Une boutique vintage chic et pas chère à Paris? Suivez le guide!

Dans la famille des amateurs de fringues vintage il y a ceux qui savent fureter, farfouiller, soulever des piles de vêtements plus hautes qu’eux pour trouver LA pièce unique que personne d’autre n’aura vue, le tout sans défaillir à cause de l’odeur de renfermé. Et puis il y a les autres, ceux qui ne savent rien faire de tout ça mais qui aiment tout autant  l’idée de s’habiller avec des vêtements ayant une histoire.  Vides-greniers, dépôts-vente, friperies… Le territoire de chasse des vrais chineurs est très étendu. Pour les seconds, dont je fais partie, c’est beaucoup plus compliqué. Parce les boutiques vintage abordables, qui sentent bon,  où toutes les pièces sont jolies et agréablement présentées, croyez-en mon expérience, on n’en trouve pas à tous les coins de rue.

Autant dire que depuis que j’ai trouvé la perle rare, j’y passe beaucoup (trop) de temps. Sans doute parce j’y vois clair, que ça fleure bon la lessive et l’adoucissant, et que j’en ressors toujours heureuse. A chaque fois que je porte un pull acheté là-bas (j’ai bien peur de devenir une monomaniaque de ces pulls, que j’achète généralement autour de  35-40 euros), on me demande d’un air envieux d’où il vient. Eh bien tout cela vient de chez Antirouille, une mignonne boutique cachée près du square d’Anvers, dans le 9e arrondissement de Paris. La patronne, Valérie, chine aux quatre coins de la France pour son stock de gros à Saint-Malo, dont elle confie les plus belles pièces à Sandrine, l’adorable vendeuse qui tient la boutique parisienne.

Sandrine, c’est la vendeuse idéale : passionnée par le vêtement et son histoire, elle ne vous poussera jamais à acheter un article qui ne vous va pas. Encore mieux, au fur et à mesure de vos passages chez Antirouille elle retient votre style et vous guide avec une justesse stupéfiante vers ce qui vous plaira et vous siéra à la fois. Sa période préférée? Les années 20 et 30, tiens donc. Parce que l’avènement du féminisme, parce qu’ Agatha Christie, parce Louis Armstrong et Sydney Bechet, parce le style colonial et parce que, qui sait, elle a peut-être eu une vie antérieure du temps des roaring twenties

Pour autant, on ne trouve pas que des vêtements de cette époque chez Antirouille, loin de là. J’y ai vu des habits d’enfants datant de la fin du XIXe siècle, des robes 20s, des pantalons 40s et des teddies 50s (le rayon hommes recèle lui aussi quelques trésors), des chemisiers 70s, des jupes 80s… De la pièce de grand couturier au pull cousu main sans étiquette, on y trouve absolument de tout, à un prix toujours juste. Pas étonnant que les costumières y passent régulièrement. (j’en veux encore à celle qui a embarqué pour un film sur Dalida le top lamé que je convoitais pour aller faire ma star sur le dance-floor). L’endroit est aussi fréquenté par des stylistes en quête d’inspiration, des acteurs, des chanteurs, des musiciens, des peintres… Sans oublier la clientèle du quartier et quelques touristes branchés. Tout le monde y est bien accueilli, la seule règle étant d’y traiter les vêtements avec respect. Parce que, comme me l’a dit un jour Sandrine,  ils font partie de notre patrimoine. Quant à moi, j’ai de plus en plus de mal à porter des vêtements qui n’aient pas d’âme. Mais ça c’est encore une autre histoire…

Par Asha Meralli

Antirouille, 2 rue Gérando, 75009, 01 56 92 28 17
Du mardi au samedi, 12h-14h / 15h-20h

3 Comments
  • Yael
    juin 20, 2016

    Merci pour cette adresse, je connaissais cette boutique très sympa. Il y a aussi dans le bas de la rue des martyrs Rose Market Vintage à la sélection vintage très chic et pointue, et depuis peu la boutique solidaire bis!

  • vetement femme Ethnique
    août 27, 2016

    Quoi dire de + ? Vous avez tout expliqué dans cet article.

    Très enrichissant

  • antoine guémy
    septembre 14, 2016

    Puisque vous êtes chez Antirouille, rue de Gérando, profitez-en pour aller voir, quelques numéros plus loin, du même côté, mon ami Pierre Renault, à La Blouse de Lyon, qui vend depuis des décennies des pantalons à tirants – ce que l’on fait de mieux comme qualité, avec les pointes en queue de canard dans le dos pour les bretelles, dans toutes sortes de tissus: fines rayures claires sur fond gris, lin blanc ou écru, gros velours de chasse. Il vend aussi les vareuses et les gilets qui vont avec, sans parler des bretelles, des chemises, des canadiennes et des casquettes. De quoi s’habiller comme dans les films français de l’entre deux-guerres. En plus, Monsieur Pierre est absolument charmant ! Allez-y de ma part …

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