Pourquoi il faut lire Paris est une fête

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Vous faites peut-être partie des gens qui après avoir visionné la vidéo de la désormais célèbre mamie Danielle  ont contribué à faire exploser les ventes de Paris est une fête, le récit des jeunes années d’écrivain fauché d’Hemingway, qui est devenu avec les toasts portés en terrasse un symbole de résistance face au terrorisme. Mais peut-être pas. Dans ce cas, ce post est pour vous.

 

J’ai relu Paris est une fête récemment, loin, très loin de Paris, dans des conditions extrêmement difficiles.

 

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Là où j’étais il faisait 35°C et le taux d’humidité de l’air approchait les 70%, pourtant j’ai immédiatement été transportée dans la ville que je préfère au monde, mais dans les années 20, à l’époque où des troupeaux de chèvres battaient encore le pavé parisien. Si ces années-là vous parlent, alors il faut que vous aussi lisiez ces vignettes parisiennes si justement crayonnées.

 

Pourquoi ? Parce que redécouvrir la capitale avec « Hem » pour guide n’a pas de prix. Arpenter avec lui les allées du Luxembourg, entrer au musée du jardin et y admirer avec lui les Cézanne, les Manet et les Monet, aux couleurs rendues plus vives par la faim. Rendre visite à la collectionneuse Gertrude Stein dans son appartement de la rue de Fleurus après y avoir été invité par un pneu. Flâner chez les bouquinistes et observer les pêcheurs de l’île de la Cité attraper du goujon. Faire un festin chez Michaud, commander un distingué (« une grande choppe en verre qui pouvait contenir un bon litre ») chez Lipp ou un café aux Deux Magots, feuilleter un journal à la Closerie des Lilas, aller danser au bal-musette de la rue du Cardinal Lemoine, snober la Rotonde, complimenter les jolies filles en fourrure au Dôme…

 

Mais ce n’est pas tout. Si vous avez vu ou lu Gatsby le Magnifique et que vous ne ratez aucune Paris Gatsby Night , vous aimerez d’autant plus Paris est une fête que vous y ferez connaissance avec le grand Francis Scott Fitzgerald, qui d’après Hemingway était fort court sur pattes. Les trois chapitres consacrés à l’écrivain, « Scott Fitzgerald », « Les faucons ne partagent pas » et « Une question de taille » sont à cet égard extrêmement touchants. Imaginer les deux écrivains devisant ensemble autour d’un verre, les suivre dans leur folle équipée vers Lyon, s’émouvoir de la faiblesse de l’un (Fitzgerald, hypocondriaque, supportant mal l’alcool) et de la force de l’autre (Hemingway, au chevet de son ami, essayant de le protéger à tout prix), découvrir sous un jour nouveau la relation entre Fitzgerald et sa femme Zelda… Non vraiment, tout cela n’a pas de prix.

 

Ou plutôt si, le prix d’un livre de poche, pour quelques heures avec deux monstres sacrés de la littérature. Autant dire une très belle affaire.

Par Asha Meralli

 

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