Pourquoi il faut voir Café Society

 

C’est une affiche très graphique, avec une flapper en noir, blanc, et rouge à lèvres versant une larme qui pourrait tout aussi bien être une goutte de champagne. Mais c’est un film où l’on rit malgré tout beaucoup, comme souvent avec Woody Allen. Une réception dans une villa hollywoodienne en ouverture, une fête en fermeture, le cadre est posé pour que puisse se déployer la toile de fond du dilemme amoureux de Vonnie, interprétée par une Kristen Stewart radieuse.

 

L’histoire se déroule dans les années 30, l’âge d’or du cinéma hollywoodien, et pour qui a envie de se pencher sur cette période foisonnante, c’est une véritable mine d’or. Le name dropping sévissait déjà à l’époque et c’est tant mieux pour nous : Bettie Davis, Ginger Rogers, Fred Astaire, Gary Cooper, Howard Hawk, Greta Garbo, Judy Garland, Hedy Lamarr… Ces célébrités, citées à un moment ou à un autre de Café Society, nous les connaissons toutes, au moins de nom. Mais qu’en est-il de Ronald Colman, Joel McCrea, Robert Taylor, Joan Blondell ou encore Barbara Stanwyck ? En aviez-vous déjà entendu parler? Moi pas ! Et ça m’en fait, des acteurs, des actrices et des films à découvrir.

 

Et puis il y a la musique bien sûr. Le jazz, dont Woody Allen est passionné et qui nous accompagne de Hollywood à Brooklyn, avec des titres instrumentaux principalement écrits par Richard Rodgers & Lorenz Hart et interprétés spécialement pour le film par le groupe Giordano and The Nighthawks , créé en 1966 et toujours actif. C’est d’ailleurs ce même groupe qu’on voit apparaître à deux reprises à l’écran, avec la chanteuse Kat Edmonson (gaffe à Jeepers Creepers, une fois qu’on l’a entendu on n’arrive plus à se le sortir de la tête !).

 

Le jeu impeccable des acteurs (Steve Carell, Jesse Eisenberg, Blake Lively), les magnifiques costumes des années 30, Le travail sur la lumière – qui apporte une tonalité chaude et un peu passée au film – sont autant d’ingrédients qui font de Café Society un film à voir. Et c’est sans parler de la trame narrative elle-même qui nous plonge, avec la belle légèreté caractéristique de Woody Allen, au cœur d’une question existentielle : choisir, est-ce forcément regretter ? La réponse au ciné !

 

Par Asha Meralli.

 

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