Bellevilloise swings !

 

Elle a une côte de popularité à faire pâlir d’envie bien des clubs parisiens, la Bellevilloise ! Parce que les nuits y sont belles pour ceux qui aiment danser sans se sentir oppressés, mais aussi parce que c’est un lieu du vivre ensemble, où l’on aime à se retrouver tout au long de l’année. Concerts, spectacles, expos, conférences… On s’y rend pour s’y nourrir l’esprit, l’âme et le corps, puisqu’on peut aussi s’y restaurer, à la Halle aux Oliviers.

 

Au départ, c’est l’histoire d’une petite coopérative parisienne fondée en 1877 par vingt ouvriers, un peu dans l’esprit « du producteur au consommateur ». Une Louve  avant l’heure, en somme ! Le succès est en rendez-vous, la Bellevilloise est à la veille de la première guerre mondiale la première coopérative de France, avec 9000 sociétaires…La démocratisation de l’éducation politique et de la culture sont au cœur du programme de son programme. L’université de La Semaille, la bibliothèque, le groupe artistique « La muse Bellevilloise », le cinéma – l’un des premiers de la capitale – achèvent d’asseoir sa réputation de « la forteresse culturelle ». Mais en 1936, catastrophe : c’est la faillite, provoquée par Les luttes intestines…

 

Le Bellevilloise renaît véritablement de ses cendres en septembre 2006, relancée par Renaud Barillet, Fabrice Martinez et Philippe Jupin, trois professionnels de la culture, du spectacle et de la communication qui y encouragent les démarches artistiques, culturelles et sociales innovantes avec pour sloggan « Le Paris de la Liberté depuis 1877 ».

 

C’est pour cet esprit si particulier que Brotherswing organise une fois par mois ses grands Bals Swing à la Bellevilloise. « L’identité de ces soirées correspond parfaitement à ce lieu», m’a confié George, qui coordonnait la sécurité lors du dernier Bal où j’étais allée chasser mon blues du dimanche soir. « Le Grand Bal Swing et la Bellevilloise ont en commun une même façon d’envisager la fête: qu’on soit petit ou grand, riche ou pauvre, jeune ou vieux, qu’on sache danser ou pas, on s’y sent bienvenu. La danse, les sourires, l’attention, l’écoute, l’apprentissage sont les ingrédients qui font que la sauce prend à tous les coups ». Vous n’y êtes encore jamais allés ? En attendant le prochain Grand Bal Swing, foncez-y pour le Paris Jazz Roots Festival avec son super stage et ses soirées qui s’y tiendra du 1er au 4 avril !

 

Infos pratiques 

Credit photos le talentueux Eric Esquivel

Par Asha Meralli

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