7 choses que vous rêvez de savoir sur le Charleston

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Pour la première fois dans l’histoire des soirées parisiennes, un jazz root corner a été mis en place au Grand bal Swing de la Bellevilloise. Une zone où le solo charleston est roi et où chacun peut s’amuser et danser, même sans partenaire.
Mais savez vous vraiment d’où vient le charleston? Asha vous a parlé des flappers et de leur look novateur et provocateur pour l’époque. Mais les flappers ne sont que la partie émergée de l’iceberg charleston.

Voici 7 choses que vous rêvez de savoir sur le Charleston

1- Charleston est en Caroline du Sud

Le Charleston s’appelle ainsi car il tire son nom d’une petite île en face de la ville de Charleston, en Caroline du Sud. Là-bas, des esclaves originaires d’Afrique dansaient pour échapper à leurs misérables conditions de vie et à la sévérité de leur maître.

2- Le Charleston a des racines africaines

Les danses coutumières de la tribu des Ashantis auraient inspiré les esclaves, ces derniers s’appropriant et modifiant les pratiques de leur tribu. Récupérée ainsi par les esclaves, le charleston des origines était pratiqué dès 1903 dans les Etats du Sud.

Esclaves afro-américains en train de danser

Esclaves afro-américains en train de danser

3- Le Charleston comme symbole d’une jeunesse

Cette danse a été la matérialisation d’un enthousiasme sans inhibition de la jeunesse de l’époque. Grands gestes, bras et jambes pantelants, grimaces, les danseurs de charleston ne se prennent pas au sérieux et s’amusent sans limites.

4- Le charleston arrive à New York et dans les clubs de Harlem dès 1913.

Le charleston fait son arrivée dans la grosse pomme en 1913, mais il peine encore à se faire reconnaître. Peu à peu il investit les shows dans les clubs de Harlem. Quelques pas par-ci par-là, plusieurs shows introduisent du charleston dans leurs tableaux (« Shuffle along » en 1921, et les « Ziegfeld Follies » en mars 1922, « Liza » en novembre 1922).

Les Ziegfelds folies et leur spectacle inspiré des Folies Bergères.

Les Ziegfelds folies et leur spectacle inspiré des Folies Bergères.

Mais c’est la comédie musicale « Running Wild » en 1923 qui le fait connaître. « Running Wild » produite par un certain George White (qui était le manager de Frankie Manning et dont on a parlé ici). Le tube de ce spectacle est composé par James P. Johnson et n’est pas inconnu des danseurs des années 2000.

5- Joséphine Baker est l’ambassadrice du charleston en France

C’est la célèbre Joséphine Baker, sa ceinture de bananes et ses mimiques incomparables qui popularisent le charleston en France et en Europe. Elle se produit avec Sydney Bechet et la Revue Nègre et fait connaître cette danse afro-américaine de l’autre côté de l’Atlantique dès 1925.

6- Une danse exubérante et immorale

Le charleston a été banni de certains clubs et cabarets car il était considéré comme trop exubérant et immoral. En 1925, le magasine Variety a rapporté que les vibrations des danseurs de charleston du Pickwick club à Boston, avaient fait s’effondrer l’immeuble, faisant 50 morts.

7 – Une danse multiforme

Le charleston peut se danser seul, à deux ou en groupe (bientôt un article sur les routines). Ses pas peuvent être intégrés dans le Lindy hop, garantissant style et originalité. Il a, par ailleurs, très fortement influencé le break dance et autre hip-hop.

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